FAQ Vaperolles
Toutes les réponses pour bien choisir votre cigarette électronique, vos e-liquides et votre matériel.
Nicotine & dosage
Pour faire simple, chez Fumerolles / Vaperolles, on propose le plus souvent 20 mg/ml de sel de nicotine avec un « pod », un petit appareil qui ne fait pas trop de vapeur.
Avec les patchs, un médecin conseille généralement 1 mg par cigarette fumée. Pour cette raison, beaucoup de professionnels de la vape font un rapprochement entre le nombre de cigarettes fumées par jour et le dosage du e-liquide.
Nous avons une autre approche :
Même un petit fumeur fume de vraies clopes. Un petit fumeur n'a pas des cigarettes spéciales qui ne permettent que de prendre des demi-bouffées. Chaque bouffée qu'on fume nous procure la nicotine dont on a besoin, même si on fume peu.
Pourquoi donner un substitut moins satisfaisant à un petit fumeur ? Nous préférons qu'un petit fumeur devienne un petit vapoteur, plutôt que d'obliger les petits fumeurs à vapoter tout le temps à cause d'un sous-dosage.
On parle ici, bien entendu, de la première phase : celle où vous décrochez de la clope. Lorsque vous aurez cessé de fumer pour de bon, vous pourrez passer à la phase de sevrage. Une chose après l'autre.
C'est très personnel. Du fait que vous êtes sur une boutique en ligne, vous ne pouvez pas tester ce qui vous correspond.
Comme astuce pour vous guider, on peut dire qu'une personne qui fume des cigarettes au goût léger (gold, blue, white ou autre) devrait essayer les sels de nicotine. Une personne qui aime les cigarettes au goût plus fort (cigarettes « rouge », roulées, cigarillos...) devrait plutôt essayer la nicotine free base.
Dans le doute, Vaperolles vous conseille de tester les sels de nicotine en premier.
Il est également possible de mélanger les deux types de nicotine pour avoir un « hit » un peu plus puissant qu'avec du pur sel de nicotine, mais pas aussi fort qu'avec une nicotine free base. Le ratio dépendra de l'effet recherché.
Naturellement, dans une feuille de tabac, la nicotine est sous forme de sel, c'est-à-dire que la molécule de nicotine, qui est une base (pH ~8), est associée à un acide naturel léger.
Lorsque les laboratoires pharmaceutiques procèdent à l'extraction de la nicotine, ils obtiennent une nicotine « pure » (qui sera ensuite diluée). On l'appelle alors « nicotine free base ».
Les sels de nicotine sont fabriqués avec cette nicotine free base, à laquelle est ajouté un acide léger de grade alimentaire, le plus souvent l'acide benzoïque.
Les sels de nicotine procurent une expérience plus douce en gorge, ce qui permet à la majorité des gens de vapoter en 20 mg/ml sans tousser.
La nicotine free base est plus forte en gorge. Elle est généralement moins dosée, sinon ce serait une expérience désagréable.
Dans un bar, chaque verre d'alcool a environ la même quantité d'alcool. Une bière fait 3 dl, du vin est servi à 1,5 dl et un gin à 0,4 dl. L'alcool est plus concentré dans le gin, mais la quantité de gin est plus petite. Boire une bière, ou un gin + un verre d'eau, donne le même effet.
Dans la vape, c'est pareil. Si vous aspirez en prenant la vapeur dans la bouche, comme avec une clope, votre bouche fait environ 1,5 dl. Si vous aspirez à plein poumon comme avec une shisha, vous pouvez prendre plusieurs litres d'air (0,5 litre en moyenne, mais une grosse taffe peut faire 3 litres).
Il existe différents types de vape : certaines sont conçues pour vapoter comme une clope, d'autres comme une shisha. Pour chaque atomiseur que nous vendons, nous indiquons la quantité maximum de nicotine conseillée en fonction de la puissance optimale recommandée. Ce n'est pas une science exacte, mais la plupart des gens s'y retrouvent dans ces conseils.
Pour l'arrêt tabagique, on conseille généralement des appareils à faible puissance conçus pour prendre la vapeur en bouche : 10 à 14 W et 18 à 20 mg/ml de nicotine.
Cependant, si vous êtes adepte de la grosse vape, disons 80 W, peu de gens auront du plaisir à vapoter à plus de 4 mg/ml. Cela vous obligera à vapoter beaucoup plus de e-liquide pour avoir votre dose, mais certaines personnes préfèrent ce type de vape.
Certaines études considèrent qu'une vape à 7 W et 50 mg/ml envoie environ la même dose de nicotine qu'une cigarette, avec une vitesse d'absorption légèrement inférieure. En Europe, et bientôt aussi en Suisse, la limite légale de concentration de nicotine est de 20 mg/ml.
Dans le meilleur des cas, votre vape sera donc 2× moins forte qu'une clope, 2× moins efficace, et vous devrez vapoter 2× plus pour avoir l'impression d'avoir fumé une cigarette. Même en vapotant beaucoup, ce n'est pas toujours suffisant ; dans ce cas, on conseille d'ajouter un patch de nicotine en plus de la vape.
Savoir précisément combien de nicotine on s'envoie en fumant est impossible sans une analyse de sang ou de salive en laboratoire, car plus encore que le nombre de clopes que vous fumez, c'est la façon dont vous les fumez qui détermine la quantité de nicotine que vous absorbez. Cette quantité varie généralement entre 1 et 3 mg de nicotine par cigarette, quelle que soit l'indication notée sur le paquet.
Alors qu'une clope allumée se consume jusqu'au bout qu'on la fume ou non, la vape ne fonctionne que lorsqu'on tire dessus. Avec la vape, c'est donc simple de savoir combien on absorbe : regardez combien de temps vous dure un flacon, sa taille et son dosage, et vous aurez une idée assez précise de votre consommation de nicotine. Des études indiquent que, lorsqu'on vape, la très grande majorité de la nicotine contenue dans votre e-liquide est absorbée.
Comme expliqué au chapitre auto-titration, ça n'a finalement pas beaucoup d'importance, parce que le mieux est de vapoter autant que vous en avez envie durant la première phase : celle de l'arrêt du tabac.
Dans la phase de sevrage, parce qu'on ne peut pas tout maîtriser, le conseil habituel est de baisser votre taux de nicotine. Il arrivera un moment où, même en vapotant plus, vous ne parviendrez plus à obtenir votre dose, et le sevrage commencera à ce moment-là. Allez-y doucement, soyez bienveillant envers vous-même, mais ne lâchez rien.
Notez également qu'un taux de nicotine plus faible implique probablement une absorption plus lente. Or la vitesse d'absorption (PK, ou pharmacocinétique) est un facteur déterminant du potentiel addictif d'un produit. Donc, durant le sevrage, plus vous baisserez votre dosage, moins vous serez dépendant — pour autant que vous parveniez à éviter ce qu'on nomme les renforcements opérants, c'est-à-dire l'alternance entre le shoot de nicotine (renforcement positif) et le manque (renforcement négatif). Pour cette raison, il faut commencer avec une bonne dose de nicotine et vapoter préventivement pour éviter tout manque, mais ne pas vapoter trop longtemps pour éviter un « shoot » trop fort. On ne vapote pas pour se péter la tête — c'est de toute façon désagréable — on veut juste ne pas fumer.
L'auto-titration est un terme barbare qui veut dire qu'on n'est pas si bête : un fumeur sait instinctivement adapter le nombre de clopes et sa façon de fumer pour obtenir la nicotine dont il a besoin. Suivant le moment, il va tirer plus ou moins fort sur sa clope, inhaler plus ou moins intensément, et obtiendra pile ce qu'il lui faut.
Contrairement à l'alcool, où il faut être vigilant, compter le nombre de verres qu'on boit et penser à boire de l'eau entre chaque verre de vin pour ne pas finir ivre, lorsqu'on fume, on ne se pose pas la question du nombre de bouffées ou de la façon qu'on a de fumer. Cela se fait tout seul, et on ne finit pas sous la table parce qu'on a trop fumé.
Un fumeur de clopes dites « légères » va fumer de façon intense pour obtenir sa dose. Donnez-lui un cigare : il ne va probablement même pas avaler la fumée.
Le dosage de nicotine fonctionne sur le principe de l'auto-titration, c'est-à-dire que ça se fait tout seul, naturellement.
Ce qui gère ça est inconscient : ce sont nos envies. Comment expliquer qu'on a soudainement envie de fraises, de chocolat, ou d'appeler un ami ? On n'en sait rien, et pourtant ça fonctionne.
Avec la vape, vouloir tout contrôler n'est pas très efficace. Au début, le mieux est de vapoter autant qu'on en a envie. C'est même préférable de vapoter préventivement avant d'être en manque, pour éviter la phase de craving, c'est-à-dire l'envie irrépressible d'une clope.
Si votre e-liquide est plus dosé, vous aurez envie de vapoter moins longtemps. S'il est moins dosé, vous aurez envie de vapoter plus, plus longtemps et plus intensément. Mais à la fin de la journée, quel que soit le dosage, vous aurez plus ou moins consommé la même quantité de nicotine.
Pour cette raison, le dosage de nicotine de votre e-liquide ne correspond pas à la quantité de nicotine que vous allez effectivement inhaler. Ce qui compte, c'est que votre liquide soit suffisamment dosé pour vous procurer une expérience agréable et efficace, qui soulage votre envie de clope.
Plus vous aurez de nicotine dans votre e-liquide, moins vous aurez besoin de vapoter. Et plus vous aurez de nicotine, plus faible sera le risque d'un sous-dosage — lequel conduit à un risque de rechute.
Choisir son matériel
Chacun ses goûts, mais une bonne vape est généralement assez dense sans être « saturée », avec un peu de « hit » sans être agressive.
La réponse à cette question vous appartient. Cependant, si vous n'avez pas la possibilité de tester les deux, sachez que si une vape MTL convient à presque tout le monde, une vape DL n'est pas évidente pour la majorité des gens.
De plus, une vape DL implique un dosage de nicotine plus faible, et vous obligera donc à vapoter beaucoup plus, ce qui n'est pas économique.
Ce terme désigne le débit d'air qu'on peut obtenir lorsqu'on vape.
Un appareil avec un « gros airflow » aura de grosses entrées d'air, une résistance avec une large cheminée et souvent un embout buccal large. Ce type de vape est comparable à une shisha : on aspire à plein poumon. Parce qu'on aspire l'air avec le diaphragme, à plein poumon, un airflow ouvert est appelé « vape directe » ou DL (Direct to Lung).
Un appareil avec un « airflow serré » aura une petite entrée d'air, une cheminée étroite et généralement un embout buccal fin, ou dont le trou est petit. Cela permet de vapoter comme on fume une clope, en prenant la vapeur en bouche par une succion des joues. Ce n'est qu'après qu'on va inhaler la vapeur dans les poumons ; pour cette raison, un airflow serré est souvent appelé « vape indirecte » ou MTL (Mouth to Lung).
On parle également d'une vape « restrictive » lorsque l'airflow est relativement serré, mais que l'appareil est conçu pour une inhalation directe. On va donc aspirer « à plein poumon », mais lentement, et les bouffées seront généralement plus grosses qu'avec une vape indirecte, mais plus petites qu'avec une grosse vape. C'est souvent un bon compromis entre le DL et le MTL.
Certains appareils disposent d'une bague de réglage de l'airflow : on peut choisir une entrée d'air plus ou moins grande. D'autres proposent différents types de résistance — certaines avec une cheminée plus étroite pour une vape MTL ou restrictive, d'autres conçues pour monter en watts, avec une cheminée plus large pour laisser passer plus d'air.
La résistance est le cœur de la vape. C'est la pièce la plus importante, celle qui va créer la vapeur. Elle est généralement constituée d'un corps de chauffe en métal et d'une mèche en coton. La mèche va amener le e-liquide sur le corps de chauffe, lequel fera s'évaporer le e-liquide pour produire de la vapeur (ou aérosol, pour être exact).
On appelle aussi une résistance un « coil », c'est le terme anglais. Lorsque la résistance se trouve directement dans un réservoir et qu'on doit changer tout le réservoir, on parle de « cartouche » ou « pod ».
Une résistance haute (autour de 1 ohm, voire plus) implique généralement une puissance électrique faible et fait peu de vapeur, ce qui permet de plus doser la nicotine et d'avoir une sensation proche d'une cigarette. En outre, les appareils équipés d'une résistance haute consomment moins d'énergie : on peut donc utiliser des appareils dotés d'une petite batterie sans devoir la recharger à tout bout de champ.
Une résistance faible (0,5 ohm ou moins) implique généralement une puissance électrique plus grande et fait plus de vapeur. Cela va nécessiter de baisser le taux de nicotine et d'utiliser des batteries plus lourdes, parfois même 2 batteries pour les grosses vapes, sans quoi vous n'auriez pas assez d'autonomie. Ce sont des résistances qu'on utilise pour un style de vape DL.
À noter, pour les personnes pointilleuses, qu'il existe de rares exceptions à cette règle. Par exemple, les résistances 0,48 ohm conçues pour le « Zenith » de Innokin ne permettent pas de vapoter à plus de 18 W, alors qu'une vape « méca en série » dotée d'une résistance à 1 ohm fonctionnera à 64 W théoriques et fera beaucoup plus de vapeur que le coil 0,48 de Innokin.
En s'évaporant, le e-liquide va laisser un petit dépôt sur la résistance. Ce n'est pas bien grave au début, mais après un temps survient un goût de brûlé désagréable. C'est à ce moment qu'il faut changer de résistance.
La durée de vie d'une résistance dépend de la quantité que vous vapotez, mais aussi du dépôt que laisse votre e-liquide. Un arôme sucré et frais, typiquement, génère souvent plus de dépôt qu'un autre. En général, on change de résistance environ toutes les deux semaines.
Le hit est une sensation de picotement dans la gorge qu'on ressent lorsqu'on absorbe de la nicotine. Il varie en fonction du dosage de nicotine dans le e-liquide, de la formulation de la nicotine, de l'airflow et de la puissance de l'appareil.
Si votre vape est trop forte en gorge, tentez, si vous le pouvez, de baisser la puissance. Sur des appareils non réglables, on peut parfois utiliser des cartouches ou résistances plus douces.
Si vous avez toujours trop de hit, essayez les sels de nicotine. Si vous avez déjà fait tout ça, vous n'aurez d'autre choix que de baisser votre taux de nicotine ou de prendre un appareil plus doux.
Le hit n'est pas négatif, bien au contraire. Sans cette petite sensation, la vape devient ennuyeuse et inefficace. Tout comme certains apprécient des mets épicés, certaines personnes apprécient un hit plus marqué.
Si votre vape vous procure une sensation trop faible, essayez de monter le taux de nicotine. La réglementation EU limite les e-liquides à 20 mg/ml, ce qui est parfois insuffisant. Si vous êtes déjà à 20 mg/ml, essayez de mixer sel de nicotine et nicotine base, ou d'augmenter un peu la puissance de votre appareil.
Les personnes pour qui 20 mg/ml de nicotine base produit un hit insuffisant sont très rares.
Régler et ajuster sa vape
Vous allez probablement tousser très fort. Ensuite, si vous prenez une grande bouffée, vous ferez probablement un petit malaise.
Cette expérience risque de ne pas vous satisfaire. En bon français, vous allez vous ennuyer.
Pour qu'une bouffée de vape soit satisfaisante, il faut qu'elle soit équilibrée, intense sans être trop forte. Ceci dit, parce qu'on est tous différents, certains apprécient une intensité plus grande et d'autres une vape plus douce.
Prendre trop de nicotine n'est pas grave, mais assez désagréable. Les symptômes sont généralement un mal de tête, la nausée, voire des vomissements. Ils disparaissent tout seuls après environ une demi-heure, voire une heure.
Le premier effet d'un manque de nicotine est l'envie de fumer. Si vous résistez et que vous vapotez à la place de fumer, vous risquez de vapoter beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Quand la vape ne fonctionne pas, que le fumeur continue de fumer, c'est souvent un problème de sous-dosage.
C'est le but. Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a un truc à changer.
Une étude indique que les personnes pleinement satisfaites de leur vape sont 16× plus susceptibles de réussir à cesser de fumer que celles qui n'aiment pas leur vape.
Être pleinement satisfait nécessite :
- d'avoir le bon dosage ;
- de trouver un arôme qui nous plaise ;
- d'avoir un appareil qui nous convienne, qui fonctionne bien et qui délivre une qualité de vapeur adaptée à vos goûts.
Ce n'est pas nécessairement l'appareil le plus cher qui vous conviendra. Il faut que sa taille, sa forme, sa couleur vous plaisent, et qu'il soit assez fiable pour que vous lui fassiez confiance — et que la sensation, surtout, soit agréable.
On est tous différents.
Au magasin, nous tentons de trouver le bon dosage qui vous correspond, et pour ça, on vous fait essayer plusieurs vapes jusqu'à trouver celle qui est faite pour vous.
Ici, sur internet, on ne peut que donner des conseils généraux, mais il est tout à fait possible qu'ils ne vous conviennent pas.
Venez nous voir, ça nous fera plaisir ;-)
Faire son e-liquide (DIY)
Le DIY (préparer soi-même son e-liquide) revient à mélanger une base, un ou plusieurs boosters de nicotine et un concentré d'arôme. C'est plus économique et vous maîtrisez votre dosage. Pour le pas-à-pas, suivez notre guide « Comment préparer son liquide DIY ? ». Pour le calcul précis, utilisez le configurateur présent sur chaque fiche booster.
La règle est simple : nicotine totale ÷ volume total = votre dosage final. Le plus rapide reste d'utiliser le configurateur affiché sur la fiche de chaque e-liquide : vous indiquez le volume et le dosage souhaité, il vous donne le nombre de boosters à ajouter.
Arrêt du tabac & sevrage
La nicotine vous aide à arrêter de fumer.
Aux doses que l'on consomme, elle n'est pas toxique. La nicotine n'est pas cancérigène.
Son seul problème est qu'elle est addictive, mais vous êtes déjà dépendant : la vape ne va pas empirer la situation.
Au contraire, la nicotine va vous permettre de décrocher en douceur.
Les études existantes montrent qu'une substitution correcte double vos chances d'arrêter de fumer.
L'objectif est d'atténuer le manque durant le temps nécessaire à votre arrêt du tabac, puis de diminuer la nicotine en douceur sans rechuter dans le tabagisme.
On fume pour la nicotine.
Le geste, l'habitude, tout ça, ce sont des associations classiques (Pavlov) et des renforcements opérants (Skinner) qui viennent augmenter notre dépendance. Ils sont bien réels, mais la base du tabagisme, c'est que notre cerveau veut de la nicotine.
À supposer que vous ayez raison et que pour vous ce soit « juste le geste » (ça arrive, mais c'est très rare), alors quel mal vous fera la nicotine si vous en mettez dans votre vape ?
Aucun : si la clope n'a pas réussi à créer une dépendance à la nicotine, ce n'est pas la vape, moins efficace, qui va la créer.
La vape avec nicotine n'est pas une addiction, c'est juste une dépendance : l'addiction est une dépendance toxique, or la vape n'est pas suffisamment toxique pour qu'on puisse parler d'addiction à la vape.
99 % des jeunes sont dépendants à leur téléphone portable et on n'en fait pas tout un foin. Mais en tant que fumeurs, on nous a tellement culpabilisés au sujet du tabac et de la nicotine qu'on a l'impression de devoir absolument l'éviter.
Vous ne deviendrez pas dépendant à la nicotine en vapotant, puisque vous en êtes déjà dépendant en tant que fumeur.
Vous fumez sans doute depuis des années, voire des décennies.
Notre conseil : commencez par arrêter la cigarette, puis éliminez progressivement la nicotine. Scindez votre arrêt en 3 étapes :
- arrêter de fumer ;
- diminuer puis arrêter la nicotine ;
- arrêter la vape lorsqu'elle ne sera plus nécessaire, mais pas avant, sinon vous risquez de fumer à nouveau.
Lorsque vous fumez, en 7 secondes la nicotine atteint votre cerveau. Fumer est le moyen le plus efficace de s'envoyer un shoot de nicotine.
La vape est moins efficace que la clope. Souvent, les vapoteurs sont sous-dosés et doivent vapoter beaucoup pour obtenir la nicotine dont ils ont besoin.
Mais conseilleriez-vous à une personne qui boit de la bière de plutôt boire du whisky « pour boire moins » ?
Ce qui compte lorsqu'on vape, c'est qu'on ne s'expose plus ni aux goudrons, ni au monoxyde de carbone.
Même en vapotant beaucoup, la vape est au moins 95 % moins nocive que la clope.
Le meilleur conseil qu'on puisse vous donner : commencez par utiliser de la nicotine pour qu'elle vous aide à cesser de fumer.
Au besoin, combinez différentes méthodes : patch, gommes à mâcher, pastilles, snus, vape... tout est bon si ça peut vous aider à ne pas fumer.
Certaines études indiquent que la méthode d'arrêt la plus efficace est d'utiliser un patch de nicotine pour éviter les phases de craving, puis de vapoter à loisir lorsqu'une envie arrive, ou même avant, de façon préventive.
Après avoir arrêté totalement de fumer durant au moins 2 mois, vous pouvez commencer progressivement, tout gentiment, à baisser votre nicotine jusqu'à zéro.
On compte entre 6 mois et deux ans pour un sevrage réussi : il ne faut pas être trop pressé.
Lorsque vous vous sentez prêt, baissez le taux.
Si vous avez une période de stress, que l'envie de fumer revient, remontez un peu la nicotine et attendez d'être bien pour baisser à nouveau.
C'est à vous de gérer votre dose de nicotine : il n'y a pas de posologie, car on est tous différents.
Bref, la vape est un outil de sevrage en douceur pour ceux qui le souhaitent.
C'est vrai, on est un certain nombre dans ce cas.
Dites-vous que si cette personne ne vapotait pas, elle aurait probablement repris les clopes.
Certaines personnes aiment ou ont besoin de la nicotine et ne veulent pas, ou ne peuvent pas, arrêter. C'est leur choix et leur droit. Rappelez-vous qu'en vapotant, ils ont déjà réduit les risques d'au moins 95 % et divisé leur budget par 4 environ.
La clope tue un fumeur sur deux ; après 20 ans, la e-cigarette n'a toujours pas tué qui que ce soit.
Oui, c'est vrai, mais pas à cause des e-cigarettes.
C'étaient des joints électroniques — du cannabis à vapoter — vendus illégalement dans la rue par des dealers, et qui avaient été coupés avec de l'acétate de vitamine E, une substance mortelle à l'inhalation.
Tout comme vous différenciez une personne qui boit un verre de vin d'une personne qui boit un verre de cyanure, il ne faut pas confondre un e-liquide légal, vendu en magasin et approuvé par les instances sanitaires, avec de la drogue vendue dans la rue et coupée avec je ne sais quoi, sans aucun contrôle.
Les cigarettes légères n'existent pas sur le marché suisse actuellement. Plus exactement, c'est le goût qui est léger, mais chaque cigarette vous donne la quantité de nicotine dont vous avez besoin.
En France, une association a intenté un procès contre les cigarettiers, parce que le taux de nicotine (et de goudron) indiqué sur le paquet est totalement faux : ce qui est écrit sur votre paquet de clopes est mesuré par une machine qui tire toujours les mêmes bouffées, le même nombre et avec la même intensité.
On n'est pas des machines. Un fumeur de cigarettes où il est écrit 0,1 mg de nicotine va prendre en moyenne 1,3 mg par clope, soit 13× plus. Un fumeur de cigarettes dites « fortes » prendra également 1,3 mg en moyenne.
Notez ici qu'il s'agit d'une moyenne, mais que chaque fumeur prend une dose de nicotine différente, et que ça change suivant le moment de la journée.
En revanche, dans les cours de tabacologie, il se dit qu'une clope roulée compte double, soit entre 2 et 6 mg par clope roulée. En pratique, vous pouvez le vérifier : si, lorsque vous fumez des roulées, vous en fumez un peu moins que des clopes industrielles.
Il y a différentes manières de répondre à cette question.
- Au niveau individuel : tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il faut tester, puis s'adapter, parfois modifier le dosage — tout est personnel. Plus vous aimerez vapoter, plus ça a de chances de vous aider à cesser de fumer.
- Au niveau statistique : il existe quelques essais randomisés indiquant que la vape est plus efficace que les substituts. On peut se référer à la revue Cochrane sur le sujet.
- Au niveau des services d'aide à l'arrêt : très peu utilisent la vape, en dehors des Anglais. Les rapports des « stop smoking services » indiquent que la méthode d'arrêt au meilleur taux de succès est un combo « médicament + vape », suivi de trois méthodes : la vape seule, la vape + substituts nicotiniques, et la varénicline. Voir le rapport du NHS.
- Au niveau de la population : divers indicateurs montrent que plus un pays adopte les principes de réduction des risques tabagiques, plus vite le taux de fumeurs baisse. On constate aussi qu'aux USA, où une « épidémie de vapotage » est survenue chez les jeunes, le taux de jeunes fumeurs s'est effondré, passant sous les 2 % (10× moins qu'en Suisse).
Vous avez d'autres questions auxquelles cette FAQ ne répond pas ? Écrivez-nous : on vous répondra, et peut-être même qu'on mettra cette FAQ à jour.
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